La débâcle des Bleus, une affaire d'Etat


  

Le pouvoir a décidé de reprendre la main après la débâcle des Bleus. Le président de la République a ainsi convoqué pour une réunion de travail, mercredi 23 juin, le premier ministre, François Fillon, la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot, et la secrétaire d'Etat aux sports, Rama Yade. En conseil des ministres, Nicolas Sarkozy 'a indiqué qu'ils souhaitait que des décisions soient prises calmement et avec recul', a indiqué Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, précisant que le président de la République n'avait pas abordé le dossier sur le fond.

En tout cas, le président compte visiblement suivre le dossier de près : 'Vous connaissez trop le goût du président de la République pour le football pour imaginer qu'il soit indifférent à la situation, à ce qui s'est passé', a expliqué M. Chatel. Thierry Henry sera d'ailleurs reçu à l'Elysée jeudi matin, à son retour d'Afrique du Sud. 'Thierry Henry a appelé le président de la République depuis l'Afrique du Sud pour lui dire qu'il souhaitait le voir', a précisé un porte-parole.


De son côté, la ministre des sports est intervenue devant l'Assemblée pour évoquer la situation de l'équipe de France : 'Je ne peux que constater (...) le désastre. Le désastre avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois.' 'Ce que je ne pardonne pas, a-t-elle lancé, c'est qu'on ait brisé les rêves de millions d'enfants.' Face à cet accablant état des lieux, le gouvernement français promet une rénovation en profondeur de la gouvernance du football français.

Cela passera notamment par 'une analyse approfondie, un audit externe, car ceux qui ont failli ne peuvent pas piloter cette analyse, ils ne peuvent pas faire leur cuisine sur leur petit feu', a poursuivi Mme Bachelot. L'ambition de la ministre n'est pas de s'arrêter à la 'structuration' du football professionnel : 'Nous nous occuperons aussi d'éthique, d'éthique financière, et bien entendu de déontologie, parce que la déontologie a été foulée aux pieds', a-t-elle poursuivi....

 

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