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20 Novembre 2020

Journée Internationale des Droits de l'Enfant

Port-au-Prince, le 20 Novembre 2020

 

A l’occasion de la journée internationale des Droits de l’Enfant,
le 20 novembre, la deuxième édition d’AGORA recevait des personnalités de référence, comme Arielle Villedrouin, directrice de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR), Me. Jacques Letang, avocat en charge de l’assistance légale d’un projet sur la justice juvénile financé par l’Union européenne et concrétisée par le BDHH et Terre des Hommes, Gertrude Séjour, directrice de la fondation Maurice Sixto, Delva Jean coordonnateur du projet Pwoteje'm se dwa'm, – un projet d'accompagnement des enfants victimes d'exploitation, discrimination, traite, violence et abandon et de respect des leurs droits, financé par l'Union Européenne, actuel Chef de projet et coordonnateur du centre éducatif AVSI sis à Cité Soleil et Marc Evens Lebrun, juriste et journaliste, qui représentait le regard et les devoirs de la presse. Autour de Luckner Garraud, ils ont évoqué différents aspects des Droits de l’Enfant et leur
réalité en Haïti : abandon et adoption, délinquance et assistance légale aux mineurs, Restavek, protection des enfants vulnérables...

 

« Droit à l’éducation, à la famille, à la santé et à une enfance heureuse et équilibrée : tous ces droits sont inscrits dans la convention des Droits de l’Enfant, qui a été signée par de nombreux pays, y compris Haïti, ce qui est une bonne chose. Pour nous Union européenne, la protection de l’enfance et la reconnaissance de ces droits constitue une priorité fondamentale que le parlement européen a acté à travers sa résolution de 2019 en plaçant le droit de l’enfant au cœur de nos politique » a rappelé madame Sylvie Tabesse, ambassadrice de l’Union européenne qui introduisait cette nouvelle AGORA.
 

Pour la directrice de l’Institut du Bien Etre Social, partenaire de l’Union européenne sur le terrain, « La protection de l’enfant ne peut pas se cantonner à des solutions standardisées, elle doit avoir une approche globale et intégrée dans le respect des droits des enfants, et aussi dans l’intérêt supérieur de ces derniers”.

Un débat riche et dynamique s’en est suivi sur une thématique difficile à résumer ou délimiter : ignorance, pauvreté, manque de synergies entre les différents acteurs et impunité ont largement été évoqués. « Pourquoi un enfant est en domesticité ? La pauvreté et l’absence d’infrastructures de base sont les premières causes » affirmait Gertrude Séjour, directrice de la
fondation Maurice Sixto sur le plateau.

 

Beaucoup d’efforts restent à faire. Sur le terrain et dans les mentalités. Si Delva Jean de AVSI peut donner une note positive en évoquant le programme Pwoteje m’se dwa m’, qui a abouti
à la réunification familiale de 200 enfants et à la scolarisation de 600 enfants sur la frontière, Marc Evens Lebrun, juriste et journaliste n’a pas manqué de parler de la nécessité d’engagement personnels des journalistes envers cette cause. « Le chemin qu’il reste à parcourir dans la lutte pour la protection des enfants est encore long » a-t-il conclu.

 

« AGORA, Chita Pale sou Dwa Moun », est une série de rendez-vous dont l’objectif est de mettre en présence, pour chacune des Journées Internationales et Mondiales retenues, des acteurs des Droits Humains concernés par ces sujets. Ils seront diffusés sur les réseaux sociaux et la chaîne YouTube de la Délégation de l’Union européenne en Haïti.

AGORA

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