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2 Mars 2020

Le FRONDEDH encourage les autorités haïtiennes à appliquer les traités et conventions internationales signés et de poursuivre en justice les personnes complices d’actes répréhensibles

Port-au-Prince, le 2 Mars 2020

 

Le Front National de Défense des Droits Humains (FRONDEDH), dans sa mission de Promouvoir les droits humains et la démocratie en Haïti, surtout de défendre les droits des plus démunis, les droits inaliénables, imprescriptibles et inhérents à la personne humaine, en particulier ceux des enfants et des femmes, victimes des abus de droit, a observé avec consternation la perte de quinze (15) enfants lors de l’incendie survenue dans la soirée du 13 février 2020 à l'Orphelinat de l'Eglise Compréhension de la Bible à Fermathe 55. Le FRONDEDH profite pour présenter ses plus vives sympathies à l’égard des familles et toutes autres personnes éplorées par ce drame.

 

Le FRONDEDH critique et condamne fermement le comportement et la conduite insouciante des autorités au plus haut niveau de l’Etat qui malheureusement, n’ont jamais pris en considération la nécessité de mettre en place des mécanismes visant la bonne marche des institutions clefs de la nation haïtienne :

Contrairement à la règlementation des orphelinats, les crèches et tous autres départements ouverts aux enfants sensibles, l’Etat n’a jamais eu le contrôle véritable de ses structures, comme l’IBESR (Institut du Bien-Etre Sociale et Recherche), qui devrait être un organisme d’avant-garde de protection de l’enfant, en apportant à ce dernier une attention particulière, et le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST), qui devrait œuvrer en vue d’améliorer les conditions  de vie de la population haïtienne sur le plan socio-économique.  Ces institutions ne sont jamais parvenues à donner satisfaction au respect et à la protection des droits fondamentaux des enfants et n’ont pas pris en compte les besoins réels des Haïtiens.

 

Le FRONDEDH dénonce en effet la négligence, le regard passif et la pratique malsaine des leaders politiques dans ce dossier.  Ce laisser-aller constitue la véritable cause qui permet d’expliquer l’absence totale des responsables, en dépit des gémissements et de l’agonie d’un peuple assoiffé d’un mieux-être.

 

Le FRONDEDH est profondément touché par cette tragédie.  Il se sent révolté par le laxisme des autorités étatiques, et qu’il conjure rapidement de se ressaisir :

En engageant  une enquête pour déterminer la  responsabilité du Directeur de l’orphelinat Compréhension de la Bible et celle des dirigeants de l’IBESR et de poursuivre en justice toutes personnes complices ou jugées coupables comme auteur, coauteur, et complices dans le cadre de ce dossier.

 

Du même coup, le FRONDEDH est préoccupé par l’ascension exponentielle de l’insécurité qui règne dans la zone Métropolitaine, comme : Martissant, La Saline, Boulevard Harry Truman (Bicentenaire), Grand Ravine et l’augmentation surtout des cas de kidnappings ou d’enlèvements contre rançons suivant les témoignages des victimes dans l’aire Métropolitaine. Il demande aux autorités de prendre des mesures sévères pour combattre le phénomène du kidnapping dans le pays.

 

Le FRONDEDH rappelle que le droit à la sécurité et le droit à la vie sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis par l’Etat haïtien au regard de l’article 19 de la Constitution Haïtienne de 1987.

 

Le FRONDEDH demande aussi à l’Etat haïtien de prendre en considération les réclamations pertinentes et constitutionnelles des agents  de la PNH qui exigent des meilleures conditions de travail et l’établissement de leur droit de syndicat.  Car,  « le droit de syndicat » est un droit qui est garanti tant par la Constitution haïtienne de 1987 (Article 31), que par les conventions de San Jose de Costa Rica ratifiées et signées par l’Etat Haïtien en juin 1955, et entrées en vigueur le 4 juillet 1950. En conséquence, l’Etat haïtien a pour obligation de garantir le droit de syndicat, et de prendre des mesures en vue de résoudre le conflit existant entre les forces de police et l’armée d’Haïti.

 

Le FRONDEDH demande aux autorités étatiques de donner satisfactions aux revendications des policiers et des policières, car l’Etat haïtien a déjà signé pas mal de traités et Conventions Internationales qui protègent et garantissent les droits les plus fondamentaux du peuple haïtien, en particulier ceux des enfants, des policiers dans le cadre de leur travail, pour ne citer que ceux-là.

 

En définitive, FRONDEDH reconnait que les autorités haïtiennes n’ont jamais manifesté de volonté réelle pour l’application effective de ces traités et conventions internationales signés. Le FRONDEDH dont l’objectif est d’œuvrer en faveur d’un changement réel dans le pays, espère que l’Etat haïtien, finira pour une fois, par assumer pleinement ses responsabilités en ce sens. 

ME. SHELOVE BELLY / AVOCAT - COORDONNATEUR GÉNÉRAL

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